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Témoignages

Andy KEMP

 

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(Traduit par Eric TOURLET)


J'ai eu une récemment une  conversation avec un de mes amis, administrateur système Linux, qui étudiait Office 365 afin de comprendre pourquoi tout ce bruit autour de la solution. Nous avons eu un débat sur les prix de celui-ci et je disais que pour 22.75€ par mois, un utilisateur pourrait obtenir une boîte aux lettres de 25 Go sur Exchange Online, SharePoint 2010 OnLine, Lync 2010 OnLine ainsi qu'une  licence Office 2010 Professional Plus. Soit 273,00€ par an. Si  vous ajoutez Windows Intune dans le package soit 11,00€ par mois donc un supplément de 132,00€ par an, vous obtenez un total de 405,00€ par an et par utilisateur.
Mon ami répliqua que pour ce prix-là sur deux ans,  il pouvait acheter un PC avec une licence Windows 7 et Office 2010. Bon point!


Mais aurait-il aussi un système de messagerie d'entreprise sur Exchange 2010, SharePoint 2010 et Lync 2010 avec un niveau de SLA de 99,99% garanti financièrement ?


Quel serait le coût additionnel pour :
1. Mettre ces systèmes à disposition d'utilisateurs finaux.
2. Assurer la maintenance opérationnelle.
3. Assurer la continuité et la reprise après sinistre.
4. Alimenter en électricité les fermes de serveurs nécessaires.

Pourrait-il le faire pour moins de 400,00€ par utilisateur et par an ? Probablement pas.


La façon dont la tarification est structurée (Office 365, Windows InTune ou  Google Apps sont sur la base d'un abonnement mensuel) permet de le considérer comme une OPEX (dépenses opérationnelles) et non comme un Capex (dépenses en immobilisations). Donc plutôt que d'aller négocier avec le directeur financier ou avec la personne qui tient les cordons de la bourse et d'expliquer que l'on doit investir des milliers d'euros pour améliorer nos infrastructures, en vue de  fournir aux utilisateurs les dernières technologies de pointe en matière de collaboration et ainsi améliorer la productivité du personnel, il suffit de dire que nous devons dépenser 400,00€ par utilisateur et par an. Et cela si vous n'avez pas déjà une souscription de licences en place. La plupart des entreprises ont déjà une licence avec Microsoft en place pour leurs ordinateurs de bureau, donc si vous regardez ce que vous dépensez par rapport à ce que vous payez déjà par utilisateur, vous n'aurez besoin que de combler la différence.


J'ai travaillé pour un cabinet d'avocats d'environ 160 employés, ce qui n'est pas très grand en terme de personnel mais qui nécessitait une infrastructure Exchange assez importante par manque de politique définie pour les boites mails. Nous utilisions Exchange 2003 sur deux sites avec des serveurs  HP ProLiant d'un coût raisonnable, mais lorsque avant mon départ j'ai regardé le coût de la mise à niveau vers 2010, comprenant la mise à niveau du matériel, des logiciels et en sus fournir la  sauvegarde et la récupération des données, cela nous aurait coûté au minimum 60.000,00€ sans compter le DR. Nous avons également étudié la mise à jour des postes de travail vers Windows 7 et Office 2010 Entreprise, ce qui nous aurait aussi couté aussi 60.000,00€ au bas mot. Office 365 et Windows Intune aurait coûté environ 50.000,00€ par an, mais dans ce cas, le directeur financier ne verrait que  la dépense de 4.000,00€ par mois.

C'est probablement un peu moins que ce que vous auriez à payer en adoptant une location évolutive tous les 2 ou 3 ans. Il faut ajouter que cela offre de nouveaux services à l'entreprise. Avoir la possibilité d'ouvrir un extranet utilisant SharePoint Online et ne pas avoir à se soucier de la gestion des comptes extérieurs, car les clients peuvent y accéder en utilisant un identifiant Windows Live ID. Plus besoin de s'inquiéter pour la sécurité, intégrée dans Windows  Intune ainsi que la supervision des PC. Tout cela serait sans aucun frais supplémentaire.


La chose qui me surprend, c'est la façon dont les avocats utilisent le courriel. Ils veulent tout stocker, et même si vous mettez un outil comme Mimecast en place, ils préfèrent  tout conserver dans leur boite de réception! Office 365 offre à chaque utilisateur une boîte aux lettres 25Go, ce qui rapporté à 160 utilisateurs, nécessiterait  4 To de stockage que pour la messagerie. Ce qui implique d'acheter un SAN, qui coûte une petite fortune, même en iSCSI.
J'ai utilisé Office 365 pendant un mois, donc vous pourriez dire que je suis acquis à sa cause… La principale raison pour laquelle je l'aime tant, c'est sa gestion. Si Office 365 avait été aussi difficile à gérer que BPOS, mon discours aurait été différent. Pour toute entreprise utilisant un système Exchange local et envisageant  de faire une mise à niveau, je l'invite à regarder Office 365 sérieusement. Il vous permet de faire beaucoup plus que ce que vous pouvez faire avec Office seul.

Les DSI plébiscitent le cloud

Une étude KPMG

 

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Le cloud tend à s’étendre dans les entreprises qui affirment clairement leur volonté de bénéficier de cette technologie.Trois sociétés interrogées sur quatre ont ou vont démarrer dans l’année qui vient un projet Cloud. Le résultat est plus marqué en France (80% des entreprises interrogées), dont un tiers envisage un usage du Cloud sur des domaines du cœur de métier (core business ou core IT) C’est ce qu’indique une (nouvelle) étude commanditée par KPMG et réalisée par IDC.

 

Le Cloud Computing est un phénomène en voie d’adoption au sein des entreprises qui se déclarent prêtes à lui consacrer plus d’un cinquième de leur budget informatique en 2012. Principal fait marquant : l’adoption du Cloud, au-delà des avantages compétitifs que procure cette technologie, est désormais motivée par une nécessité opérationnelle.

 

Les applications du Cloud les plus courantes sont : la messagerie électronique, le CRM (gestion des ventes), la gestion des ressources humaines et les points de vente.

 

La proportion des entreprises interrogées estimant que le budget alloué au Cloud représente plus de 11% de leur budget IT global passe de 19 % en 2011 à 36 % en 2012. Les entreprises investissent prioritairement dans le SaaS (1) (46 % dans le monde et 49 % en France). Néanmoins, un nombre significatif des utilisateurs finaux envisage également une exploitation en mode IaaS (2) (35 % dans le monde et 34% en France) et PaaS (2) (34 % dans le monde et 31% en France).

 

Une rupture nécessaire du modèle économique des entreprises

9 entreprises interrogées sur 10 pensent que le Cloud va transformer leur business et la façon dont elles exercent leurs activités : 50 % d’entre elles estiment que cela va permettre de réduire leurs coûts, 39 % que cette technologie va modifier leurs interactions avec leurs clients et leurs fournisseurs et 32 % que cela va changer fondamentalement leur modèle économique.

 

Pour 80 % des entreprises interrogées (83% en France), l’adoption du Cloud est motivée notamment par les nouvelles possibilités offertes par cette technologie, plus rapide à mettre en œuvre, plus accessible, et plus riche en fonctionnalités. L’ensemble des fonctions interrogées, y compris les prestataires de services, pensent que le Cloud va également générer des économies d’échelle importantes (76 % dans le monde et 74% en France)et se traduire par une rationalisation des processus dans les entreprises (76 % dans le monde et 86% en France).
 

La sécurité au cœur des préoccupations

La mise en place du Cloud s’accompagne de défis opérationnels et techniques liés à la technologie, la sécurité, le coût total d’acquisition et l’interface entre la stratégie commerciale et les opérations.

 

44 % des entreprises interrogées considèrent les aspects liés à la sécurité comme le principal frein au développement du Cloud dans le monde de l’entreprise.Cette inquiétude est moins forte en France (31%). Les utilisateurs s’inquiètent des risques liés à la performance des prestataires, à l’accessibilité et la sécurité des données. Néanmoins, les réponses obtenues de la part des prestataires tendent à démontrer que les environnements Cloud seront plus sûrs et plus fiables au fur et à mesure du développement d’offres de plus en plus matures.

 

Le Cloud privé, c’est-à-dire le développement d’infrastructures spécifiques à l’entreprise,reste la solution privilégiée par 41 % des entreprises interrogées (40% en France).

 

Autre point de vigilance révélé par l’étude : la gouvernance. Les responsables opérationnels et les directeurs informatiques sont en effet en désaccord quant à la gestion d’un projet de Cloud. Les cadres informatiques considèrent qu’un projet de migration vers le Cloud fait partie de leur champ de compétences, et que sa direction incombe au Directeur Informatique (33 % dans le monde). En revanche, pour les cadres opérationnels, c’est le Directeur Général qui devrait diriger un tel projet (26 % dans le monde).


(1) Saas : Software as a Service (Logiciel en tant que service)
(2) IaaS : Infrastructure as a Service (Infrastructure en tant que service)
(3) PaaS : Platform as a Service (Plateforme en tant que service)